« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. » Beaumarchais
L’engagement de la commune de Valbonne Sophia-Antipolis sur l’énergie
La commune de Valbonne a répondu à l’appel à projets de la Région « Ville lauréate agir pour l’énergie » et s’est engagée notamment à « définir le plan d’actions, construire le partenariat, mettre en œuvre les premières actions, et arrêter les principes d’évaluation ».
Cependant, si l’énergie est à la mode depuis le Grenelle de l’Environnement, il s’agit de ne pas gaspiller les fonds publics inconsidérément.
Or quelles sont les principales actions par la commune à ce jour ?
1. La commune a décidé de commander un diagnostic énergétique de son territoire et a demandé pour ce faire une subvention à la Région.
Mais le diagnostic effectué par le bureau d’études retenu par la commune comporte de très nombreuses (et importantes) erreurs et des lacunes tout aussi nombreuses, comme nous l’avons fait remarquer lors des réunions de la Commission Energie. Ceci est tout à fait classique pour les petites villes avec la méthode utilisée (règles de trois à partir des données régionales). L’agence locale de l’énergie de Rhône Alpes refuse d’ailleurs depuis de nombreuses années déjà de financer des bilans avec cette méthode pour des villes de moins de moins de 50 000 habitants.
L’audit énergétique des bâtiments communaux effectué en interne en novembre 2005 n’a même pas été utilisé par le bureau d’étude.
Que tirera-t-on au final de ce diagnostic ? Quel est le plan d’actions mis en place suite à ce diagnostic ?
2. L’action 3 préconisée par ce diagnostic est de favoriser les énergies renouvelables.
Cependant un préalable incontournable est selon nous la réalisation en amont de toutes les ZAC d’une étude d’approvisionnement énergétique, laquelle permettrait de rendre concrètes les prescriptions des cahiers des charges de la commune ou de la CASA.
A notre connaissance aucune étude d’approvisionnement énergétique n’est envisagée à ce jour ni par la CASA ni par la commune.
3. La commune a fait voter lors du dernier conseil municipal du 4 Mai la réhabilitation des groupes scolaires Sartoux et Campouns et va demander des « aides financières les plus élevées possible » selon l’expression mainte fois répétée par les membres du Conseil municipal.
Cependant les devis présentés pour ces travaux nous semblent très élevés (1 800 000 € pour Sartoux dont 300 000 € pour le remplacement des fenêtres et 265 000 € pour installer des panneaux photovoltaïques sur les auvents situés devant les salles de classes de l’école des Campouns).
Des études ou devis complémentaires nous semblent nécessaires afin de ne pas demander des subventions injustifiées à la Région et d’optimiser l’usage des fonds publics, notamment pour les panneaux photovoltaïques. Il s’agit en effet de tenir compte des frais de maintenance potentiels de tels équipements, a fortiori sur des auvents difficilement accessibles.
Les bâtiments administratifs de notre commune ont en effet une consommation d’énergie deux fois supérieure à la moyenne nationale pour des villes de statut comparable (115 kWh par habitant au lieu de 60). Nous avions mis en avant que la dépense par habitant était de 8,1 € contre 3,7 € en moyenne nationale.
Et ceci est encore pire dans l’éclairage public…
Il est donc nécessaire d’agir mais il ne s’agit pas de se précipiter sur toutes les lignes budgétaires qui permettent d’obtenir des subventions, ni de demander des subventions les plus élevées possible…
Ceci ne justifie nullement l’absence d’évaluation, l’absence d’une analyse coût avantage ou d’une optimisation des travaux prévisionnels grâce à une analyse en coût global, cette évaluation garantissant le bon usage des fonds publics de la commune de Valbonne comme des collectivités qui attribuent des subventions.
En effet cette analyse coût-avantage ou en coût global permettrait d’éviter que certaines grosses entreprises ou certains particuliers fortunés se fassent subventionner des installations très rentables avec l’argent de l’ensemble des contribuables comme c’est souvent le cas aujourd’hui en France.

