Archive for mars, 2009

Les débats publics à la nouvelle permanence – Nice Matin 23 mars 2009

“Les villes abusent de l’appelation d’éco-quartier” par Catherine Charlot-Valdieu – Le Monde – Samedi 21 mars

Une bonne partie des prétendus « éco-quartiers », qui se veulent respectueux de l’environnement, ne suit pas une véritable démarche de développement durable. C’est la conviction de Catherine Charlot-Valdieu, présidente du Réseau européen pour un développement urbain durable (Suden), qui vient de publier, avec Philippe Outrequin, L’Urbanisme durable (éd. Le Moniteur, 295 pages, 59 euros).

A l’heure où les projets se multiplient dans l’Hexagone pour combler le retard français, ce guide méthodologique et critique se nourrit de nombreux exemples étrangers, de Vancouver à Malmö, de Barcelone à Stockholm et de Bristol à Fribourg. QUATRE GRANDES ETAPES VERS UNE VILLE DURABLE
L’engagement de Curitiba. En 1992, 300 municipalités signent le premier engagement international des villes durables.

La charte d’Aalborg. En 1994, la Charte des villes européennes pour la durabilité engage les communes à modifier leur urbanisme pour mettre en oeuvre localement les principes du développement durable.

L’appel de Hanovre. En 2000, pour accélérer le processus, 250 maires appellent la communauté internationale à favoriser le développement durable local.

La charte de Leipzig. En 2007, la Charte sur la ville européenne durable insiste sur la nécessite d’un « développement urbain intégré » prenant en compte les aspects économiques et sociaux.

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Que manque-t-il à certains projets pour mériter le titre d’éco-quartiers ?

En France, plus de cent vingt projets en cours d’étude ou de réalisation se proclament éco-quartiers. Il manque une enquête pour distinguer le vrai du faux. Les maires abusent de cette appellation : il y a des subventions à la clé, c’est politiquement payant et ça attire l’attention des médias. Mais il ne suffit pas de faire un lotissement de maisons zéro énergie pour créer un éco-quartier.

Quand ils veulent aménager « vert », les élus acceptent des surcoûts allant jusqu’à 20 % pour obtenir des labels type « bâtiment basse consommation », qui les exonèrent de réfléchir à la démarche de conception urbaine, pourtant plus stratégique que la performance énergétique des édifices. Les bâtiments expérimentaux sont des vitrines, qui peuvent servir à tester des techniques, mais qui ne règlent pas la question de la ville durable. Un quartier, ça a une certaine taille, ça doit s’intégrer dans le tissu de la ville et, en plus d’y habiter, on y travaille, on y fait ses courses, on y a des loisirs…
Au-delà des économies d’énergie, les éco-quartiers mettent en avant les espaces verts, le recyclage des déchets, les transports en commun… Ça ne suffit pas ?

Il y a une ambiguïté dans le terme même d’éco-quartier par rapport à celui de quartier durable. Cela conduit, en France, et dans d’autres pays comme la Chine, à afficher des ambitions avant tout liées à l’environnement, alors que le développement durable doit s’appuyer sur deux autres piliers tout aussi importants : l’économie et le social. Pour créer un véritable éco-quartier, il faut une démarche de projet reposant sur un diagnostic et des objectifs portant sur les trois piliers. Mais l’économie et le social ne se règlent pas à l’échelle du quartier. C’est pourquoi un éco-quartier ne peut marcher que dans une stratégie à l’échelle de la ville.

Vous défendez le principe de la concertation dans l’élaboration des éco-quartiers. Pourquoi est-ce important ?

La concertation est nécessaire, mais pas telle qu’elle est menée le plus souvent, c’est-à-dire sous forme d’information ou de consultation des habitants. La démarche de projet implique un processus d’amélioration continue, en partenariat avec tous les acteurs locaux : commerçants, riverains, entreprises… C’est par la concertation que le projet d’éco-quartier, avec ses innovations techniques, peut servir à améliorer les compétences et la compétitivité des entreprises locales. Si on utilise des panneaux solaires allemands, des éoliennes danoises et des isolants chinois, où est l’intérêt pour l’économie de la région ? C’est aussi comme cela qu’on peut éviter que les éco-quartiers deviennent des ghettos de riches bâtis à côté de zones d’habitat populaire dégradé. L’éco-quartier doit prendre en compte ce qui se passe alentour.

Les éco-quartiers sont toujours des constructions neuves. Est-ce inévitable ?

Les élus aiment inaugurer de belles vitrines, c’est pourquoi ils privilégient le neuf. Or l’enjeu majeur, c’est la réhabilitation de la ville existante. De ce point de vue, l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) a été un ratage complet, alors qu’elle a été mise en place par le même Jean-Louis Borloo qui allait ensuite animer le Grenelle de l’environnement ! On aurait pu décider que tous les projets ANRU devaient devenir des éco-quartiers. C’est ce qu’a réussi l’équivalent italien de l’ANRU à Turin et à Milan.

Le ministère de l’écologie a lancé un concours pour distinguer les meilleurs projets d’éco-quartiers et la présidence française de l’Union européenne a relancé, en novembre 2008, l’idée d’un cadre de référence sur la ville durable. La France rattrape-t-elle son retard en la matière ?

Cela fait des années que l’Europe parle de ce cadre de référence. Quand ça arrange un gouvernement, on relance la machine : c’est ce qu’a fait Nicolas Sarkozy. Mais quand Paris dit à l’Europe qu’il faut créer et encadrer les villes durables, ça fait bien rire des pays comme les Pays-Bas, qui ont intégré ces problématiques depuis longtemps, on le voit de manière exemplaire à Utrecht ou à Breda. En matière d’éco-quartiers, la France est la dernière de la classe.

Propos recueillis par Grégoire Allix

Le Monde daté du samedi 21 mars – Page 4

La démocratie participative selon Marc Daunis

Nous souhaitons revenir sur l’organisation de la réunion d’urgence avec les commerçants et « certains habitants » faite par la Mairie le 16 février dernier au sujet des débordements et actes de vandalisme qui se sont déroulés dernièrement à Garbejaïre, actes que nous ne pouvons que déplorer.

A ce jour, nous ne savons toujours pas sur quels critères les « certains habitants » ont été sélectionnés par la Mairie pour participer à cette réunion ; mais, ce que nous savons, c’est que la presse et une élue d’un Groupe d’opposition ont été priés de quitter la séance pour défaut d’invitation.

Belle démonstration de démocratie participative ! Nous souhaiterions cependant rappeler à Monsieur le Maire qu’il avait pourtant formulé le souhait d’une collaboration constructive au tout début de son mandat…

Pour rester dans cette collaboration constructive, nous avons demandé au Cabinet de Marc DAUNIS de nous communiquer l’Agenda des élus, cet agenda informe les élus des manifestations organisées ou non par la Municipalité, se déroulant sur notre Commune et auxquelles ils sont invités à participer. Celui-ci nous a été refusé. Autre élément qui nous montre l’état d’esprit d’une belle coopération…

Nous savons désormais que Marc DAUNIS a son propre langage à l’instar des nombreux « autocrates » de cette planète.

Ainsi, dans le futur, il nous faudra traduire ses propos afin de les rendre plus compréhensible à l’égard de la population et plus proches de la réalité.

Commençons déjà :

Lorsque Marc DAUNIS dit : « je souhaite une opposition constructive permettant une collaboration pour le bien-être des habitants », il faut comprendre que Marc DAUNIS exige une opposition de complaisance pour l’aider à faire passer toutes ses délibérations même si elles sont contraires à l’intérêt communal.

Lorsque Marc DAUNIS fustige l’opposition en laissant comprendre que ses propos sont à la limite de la calomnie, il faut comprendre qu’il a sûrement un regret, à savoir celui d’une période où en France existait le délit d’opinion.

Il est vrai qu’en 1981 un député socialiste avait également une « certaine idée » de la démocratie, puisqu’en s’adressant aux parlementaires de l’opposition, il avait affirmé « vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires ». Bel exemple de sectarisme !

En attirant l’attention du contribuable valbonnais et de la Municipalité sur l’illégalité ou l’inopportunité de certaines décisions, l’opposition ne fait qu’entreprendre réellement un travail constructif en faveur de l’intérêt général ; néanmoins pour le Sénateur-Maire, il ne s’agit là que d’un crime de « Lèse – Majesté »

Pourtant, les seuls véritables faits délictueux existants sont ceux de Garbejaïre où la population est prise en otage de manière récurrente par une bande de voyous impunis.

Pourtant, concernant ces problèmes, il n’y a rien de préoccupant selon Marc DAUNIS, c’est l’expression normale de la jeunesse.

« A jouer l’aveugle on finit par le devenir » disait un adage populaire, « A combattre toute forme d’expression démocratique, on finit par porter atteinte à la démocratie en général »

Pour notre part, nous refuserons toujours toutes formes de sectarisme, n’en déplaise à Monsieur le Sénateur- Maire et à son Cabinet. C’est aussi cela le rôle d’une opposition responsable.